Fossiles


à ︎ la Source-Villarceaux, avec le soutien du ︎ PNR-Vexin
10.2019



Il y a 40 millions d’années, le territoire sur lequel s’étend aujourd’hui le parc naturel du Vexin était immergé. En lieu et place des champs, plaines et collines boisées se trouvait une mer tropicale et peu profonde, habitée de coraux, coquillages, mollusques divers et requins.

Les sites de Vigny-longuesse, d’Auvers, Marines ou Limay (pour ne citer qu’eux) réservent des trésors de fossiles, témoins de ce passé. Leurs formes ainsi que le principe même de fossilisation offrent un réservoir plastique inépuisable pour les dessinateurs et les sculpteurs.

En s’appuyant sur la richesse géologique du territoire, les enfants ont manipulé pendant 4 jours les concepts d’archéologie, de dessin, d’empreinte, et de strates pour construire un travail sculptural et narratif.

©Photos : Edith Landeau et  Laure Wauters









Après un temps de mise en contexte, d’observation des fossiles amenés par les équipes du Parc Naturel du Vexin et de comparaison avec des espèces familières, les enfants ont dessinés un grand nombre de croquis.
Ces derniers ont constitué un réservoir de formes et d’idées à traduire dans la terre crue sous forme de bas-reliefs avant de les placer sur les parois des coffrages.










Avec la préparation du plâtre par coulées successives, et en utilisant différents pigments pour le colorer, nous avons recréé des strates géologiques qui sont venues « emprisonner » nos animaux et figer nos empreintes à la manière de fossiles.











L’après-midi du troisième jour, nous avons dévissé les parois des coffrages et retiré les pièces d’argile crue. Nous avons découvert tous ensemble ces empreintes, nos « fossiles » et à la manière d’archéologues, nous avons nettoyé les résidus de terre à l’aide de petites brosses.




























Pendant les temps de prise du plâtre, les enfants ont repris certains des leurs croquis à l’aide de feutres noirs et de pochoirs conférant à leurs dessins un graphisme proche des eaux fortes employées aux XIXe et début du XXe siècles par la communauté scientifique.


Sur les 3 grands schémas, les enfants ont documenté à la gouache, les dépôts de plâtres successifs ainsi que les noms des espèces inventées (ou non) qui y ont été placées.



©Photos : Edith Landeau et  Laure Wauters



© Laure Wauters