Grille, été


2019
Peintures à l’huile sur carton bois préparé, cordons de serrage en plastique, cire, treillis métallique et tubes en acier
Taille du paravent déplié : 200 x 120 cm

(Vue de l'exposition 1.4.9. à l'ESAC Cambrai, commissariat : Adrien Bonnerot)
© Photos : camille Leleu, Sara Meniel et Constance  Merlin



En 2019, Adrien Bonnerot m’a invité à participer au troisième volet de son cycle d’expositions sur la thématique de la grille, comme matrice et outil commun de différents champs de la création.

À Pantin, (où je travaille), il a fait très chaud cet été-là. La grille, omniprésente dans le décor industriel du quartier des Quatre-chemins, portait moins à la rêverie qu’elle ne rappelait l’absence de nature, l’éloignement des lieux de villégiature, l’horizon trop lointain de vacances ailleurs. Heureusement, les tâches d’ombre du feuillage des arbres sur le sol et les murs permettaient de se souvenir d’une baignade sous un chêne ou d’un pique-nique à l’abri de pins parasols.
La grille pour le moment, c’était celle des palissades sur lesquelles on trompe l’ennui - ou le désoeuvrement - en faisant glisser un bâton et tinter le métal ; celle où s’entortille le liseron émergé du béton; ou encore celle des grilles-caddies des médiathèques, refuge ouvert au 15 août pour s’évader une heure.

En attendant, on pouvait se demander si tant de chaleur ne pourrait pas tout faire fondre comme cire au soleil.












Mark


© Laure Wauters